Environnement : Urbanisme / PLU

Un document qui va profondément modifier le devenir de la commune !

Le développement d’Eygalières s’est fait depuis 25 ans à partir d’une stratégie qui a été actée dans le Plan d’Occupation des Sols. Celui-ci a jusque-là permis de répondre aux besoins de la commune et de ses habitants. S’il n’y avait pas obligation de passer du Plan d’Occupation des Sols (POS) au Plan Local d’Urbanisme (PLU) en 2017, nous resterions en POS.

Pourquoi ?

Dans notre POS, nous avons intégré la volonté des élus de permettre une diversité de l’habitat qui favorise le développement des activités touristiques, artisanales et industrielles, sans porter atteinte à la protection de nos paysages, de nos espaces naturels et de notre zone agricole.
Cet objectif de diversité de l’habitat a été atteint grâce au zonage et à un règlement qui permettent l’accueil des habitations sur des terrains dont la surface est de 2.000 ou 4.000 m² en zone NB, de 800 m² en zone UB et sans minima en zone UA.

Dans le même esprit, ont été délimitées des zones réservées à des opérations ciblées sous maîtrise d’ouvrage communale pour lesquelles la densité des constructions peut être très élevée puisque le coefficient d’occupation des sols ne s’applique pas.
C’est grâce à ce règlement et à la volonté des élus d’acquérir régulièrement des terrains vierges (dans des zones constructibles ou non) que la commune a pu faire construire ou aménager elle-même une centaine de logements sociaux dont 15 réservés à l’accession à la propriété sociale.

Ces logements sont très majoritairement occupés par des eygaliérois.

Dans le POS, la création de lotissements de plus de trois lots est interdite, ce qui a permis à la commune de maîtriser son développement tout en préservant son authenticité et son caractère.
En effet, si les touristes viennent à Eygalières, c’est parce qu’ici, ce n’est pas comme ailleurs ! L’attractivité touristique d’Eygalières est fondée notamment sur cette approche originale qui exclut les grands équipements en privilégiant l’accueil de proximité et en limitant la taille des établissements hôteliers. De nombreux gîtes et chambres d’hôtes ont naturellement été créés pour répondre à la demande. Ce type d’hébergement, de petites structures disséminées sur tout le territoire, permet, contrairement aux grands hôtels, une plus large répartition des ressources générées par l’accueil touristique.

Dans le même esprit, le POS offre la possibilité d’agrandir des mas en zone agricole, dans la limite maximale de 300 m² de surface de plancher. Cette disposition favorise l’accueil des résidents secondaires, qui sont devenus des clients essentiels au maintien des équilibres de nos artisans et commerçants locaux. Sans cette clientèle à fort pouvoir d’achat, nous n’aurions pu maintenir tous nos commerces ni développer notre artisanat.

Pour compléter cette stratégie, la commune a aménagé et continue d’étendre une zone d’activités ainsi qu’une petite zone industrielle.
Grâce à ces réalisations, la commune recense près de 150 artisans et entrepreneurs, qui emploient environ 500 personnes.

En ce qui concerne les zones agricoles, une enquête en cours lancée avec l’aide de la Chambre d’Agriculture devrait confirmer au minimum la stabilisation du nombre d’exploitants agricoles sur notre commune.
L’existence du canal des Alpines, le développement des productions biologiques et les possibilités offertes par la création de gîtes ou chambres d’hôtes ont contribué à stopper l’hémorragie de la disparition du nombre d’exploitations et de l’extension des friches.

Le constat actualisé montre à l’évidence que l’application de notre POS et de cette politique ont permis la préservation de nos paysages et renforcé la qualité de notre habitat.
L’authenticité de notre commune a donc évolué de façon positive… l’incidence s’est reportée positivement sur les finances de la commune, qui a pu ainsi maintenir les taux d’imposition à un niveau très bas.
Par ailleurs, nous devons reconnaître que la réalisation de résidences secondaires parfois luxueuses conduit à des valeurs cadastrales très élevées qui, même avec des taux bas assurent à la commune une marge de manœuvre appréciable.

C’est dans ce contexte que nous appréhendons quelque peu la modification que l’administration souhaite apporter par l’évolution du code de l’urbanisme. Nous sommes particulièrement inquiets et opposés par exemple à ce que :

- la construction nouvelle de piscines ne soit plus envisageable dans les zones agricoles et naturelles.
- des terrains constructibles dans le POS ne le soit plus dans le PLU en cours d’élaboration.
- les "mas" des zones naturelles (agricoles et protégées) soient figés et non modifiables.
- les Cos et la notion de surface minimale disparaissent.

Les enjeux sont considérables. Il y va de notre avenir, de celui de nos enfants et petits-enfants. Il y va de notre qualité de vie. Il y va de l’âme de notre village.